Montagnes

Du haut plateau

La profondeur de l’espace

Se déployait à l’infini dans la vallée,

Spatialité lumineuse au temps suspendu.

 

Plus bas, les masses verdoyantes étendues vers le ciel,

Aux innombrables conifères qui en formaient le pelage,

Etaient telles de grands fauves assoupis

Que d’une main géante, l’envie venait de caresser.

 

Au milieu des bois,

Au doux parfum des sapins exhalé,

Le Silence régnait ;

Des arbres puissants

Irradiaient sève et vitalité.

 

Un lac appelait à rejoindre une eau ondoyante ;

Du fond, quelques plantes évanescentes

Venaient lécher la surface complice,

 

Transperçant le corps de délices

Dans une caresse indécente,

Intimant de s’abandonner à la Matrice.

 

La nuit, à flanc de montagne,

Le sentiment était divinement maternel,

La sensation d’être porté et enveloppé puissamment.

Le sommeil était Abandon

Et le cœur apaisé.

              *     *     *

Divin ?

Quand l’expérience comble la soif d’infini, de totalité en soi.

Quand il y a sentiment de toucher un absolu.

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